Notre cerveau archaïque (ou cerveau reptilien) renferme le trésor de nombreux réflexes d’adaptation qui nous ont permis de faire face à d’importants changements au cours de l’histoire. L’adaptation est donc un phénomène naturel pour les hommes, et pourtant il nous arrive souvent d’en atteindre les limites.

Alors comment développer cette capacité ?

Et, comment développer notre potentiel d’adaptation pour mieux le renforcer ?

 

L’ADAPTATION : UNE QUESTION DE SURVIE.

Notre corps va transpirer quand il fait trop chaud pour maintenir une température interne stable. Notre perception visuelle va se modifier en fonction de notre état émotionnel : quand nous avons peur, nous passons en vision de détails pour mieux percevoir la moindre alerte. Bref, nous sommes naturellement dotés d’une merveilleuse et complexe machine à nous adapter pour assurer notre survie.

 

LE STRESS EST ADAPTATION.

Ce phénomène d’adaptation à la contrainte environnementale a été décrit par Hans Selye, père de la terminologie « stress ».

Et oui, vous le savez sûrement mais le stress se définit par l’ensemble des réactions (physiologiques, cognitives, émotionnelles et comportementales) que nous mettons en place pour nous adapter face à un danger potentiel.

 

Le Castellet – avril 2019 – Aurélie Lamy accompagne le pilote en F3 Aldo Festante

ENTRE STRESS POSITIF ET STRESS NÉGATIF.

Communément, on parle de « stress positif » et de « stress négatif ». Mais comment bien les différencier ?

Le stress dit “positif” se qualifie ainsi car d’un point de vue physiologique, il ne vous coûte aucune ressource.

En effet, quand vous êtes stressé parce que vous êtes en train de vous adapter, c’est votre corps qui va naturellement augmenter le fonctionnement du cœur, des poumons, du cerveau et du foie (pour absorber plus de glucose). Pendant 1 heure, votre corps va utiliser une réserve d’énergie qui est dédiée à cela. C’est exactement comme si vous utilisiez une batterie externe pour charger votre téléphone.

C’est ce qu’on appelle le stress positif, mais ce stress là ne dure pas plus d’1 heure.

Passé cette heure, votre corps va devoir aller puiser dans vos ressources internes (digestion, croissance, reproduction, équilibrage du PH de la peau etc.) pour continuer d’alimenter le surplus d’activité de vos organes (cœur, poumons, foie et cerveau). Cela peut même aller jusqu’au ralentissement de votre système immunitaire, le fameux « en ce moment j’attrape tout ce qui traîne… ».

 

STRESS ET PERFORMANCE.

Bref, pour rester performant, il va falloir chercher à optimiser vos phases de stress afin d’éviter de dépasser l’heure de stress qui ne vous coûte rien.

Pour développer son potentiel d’adaptation, on va apprendre à optimiser « l’heure de stress positif” (on en profite pour relire ses notes, revoir ses trajectoires etc.) car c’est à ce moment là que votre fonctionnement cérébral est optimal.

Ensuite, au-delà de cette 1ère heure, on réalise des exercices qui nous permettent de recharger la batterie externe et donc, de ne jamais épuiser les ressources internes que l’on souhaite maintenir à 100%.

C’est notamment le cas dans le cadre de performance des sportifs de très haut-niveau.

En effet, à un certain stade de performance, la victoire se joue dans les détails.

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